Cours complet de UE3 — Droit social pour le DCG. Révise efficacement avec StudentAI.
UE3 — Droit social
Niveau L3DCG
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L'exécution du contrat de travail constitue la phase centrale de la relation de travail, durant laquelle employeur et salarié sont tenus de respecter leurs obligations réciproques. Cette exécution s'inscrit dans un cadre normatif hiérarchisé : la Constitution, les traités internationaux (OIT, droit de l'UE), la loi, les accords de branche, les accords d'entreprise et, enfin, le contrat individuel de travail (principe de faveur, art. L2251-1 du Code du travail).
Le contrat de travail se définit comme la convention par laquelle une personne physique (le salarié) s'engage à effectuer un travail sous la subordination d'une autre personne (l'employeur), moyennant une rémunération (Chambre sociale de la Cour de cassation, définition constante depuis l'arrêt Société Générale, 1996 ; critère du lien de subordination juridique permanente).
La loi n° 2016-1088 du 8 août 2016 (loi El Khomri), les ordonnances Macron de septembre 2017, et la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 (loi Avenir professionnel) ont profondément reconfiguré l'articulation entre loi, accord de branche et accord d'entreprise. Ces textes constituent le socle de référence pour l'examen DCG.
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L'employeur est tenu de fournir au salarié un travail conforme à sa qualification contractuelle. Il ne peut pas imposer des tâches étrangères à la fonction définie dans le contrat sans l'accord du salarié.
L'employeur doit verser la rémunération convenue dans les délais légaux.
Éléments de la rémunération :
| Composante | Nature | Base légale |
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| Salaire de base | Élément fixe contractuel | Art. L3221-3 CT |
| Heures supplémentaires | Majoration légale ou conventionnelle | Art. L3121-28 CT |
| Primes contractuelles | Engagement unilatéral ou contractuel | Jurisprudence constante |
| Avantages en nature | Évaluation forfaitaire URSSAF | Arrêté du 10/12/2002 |
| Participation / intéressement | Obligatoire selon effectifs | Art. L3322-1 CT |
L'obligation de sécurité de l'employeur est une obligation de résultat renforcée issue de la jurisprudence Amiante (Cass. soc., 28 février 2002), progressivement transformée en obligation de moyens renforcée depuis l'arrêt Air France (Cass. soc., 25 novembre 2015).
Harcèlement moral et sexuel : L'employeur est tenu de prévenir et de faire cesser toute situation de harcèlement (art. L1152-4 et L1153-5 CT). La méconnaissance de cette obligation caractérise un manquement à l'obligation de sécurité.
Le salarié doit exécuter les instructions données par l'employeur dans le cadre de son pouvoir de direction (art. L1121-1 CT), sous réserve que ces instructions soient licites et ne mettent pas en danger sa santé ou sa sécurité.
La clause de non-concurrence, distincte de l'obligation légale de loyauté, est licite sous quatre conditions cumulatives (Cass. soc., 10 juillet 2002) :
| Condition | Contenu |
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| Intérêt légitime | Protection réelle des intérêts de l'entreprise |
| Limitation dans le temps | Durée raisonnable (souvent 1 à 2 ans) |
| Limitation dans l'espace | Zone géographique définie |
| Contrepartie financière | Indispensable, sous peine de nullité |
Tableaux récapitulatifs, mnémotechniques, exercices corrigés, QCM et colle orale IA — tout est inclus.
S'inscrire gratuitementL'employeur doit fournir un travail conforme au contrat, payer la rémunération convenue, et garantir la sécurité et la santé des salariés en mettant en place des mesures de prévention.
Le salarié doit exécuter son travail de bonne foi, respecter les horaires de travail définis dans son contrat, et suivre les instructions de ses supérieurs.
La durée légale du travail en France est de 35 heures par semaine, et tout dépassement doit être rémunéré en heures supplémentaires.
Les heures supplémentaires sont rémunérées à un taux majoré, généralement 125 % ou 150 % du salaire horaire, selon les conventions collectives.
Un contrat de travail est un accord entre un employeur et un salarié qui définit les conditions de travail et de rémunération.
Un salarié doit justifier ses retards. En cas de retards répétés, l'employeur peut envisager des sanctions disciplinaires.
L'employeur peut faire face à des sanctions, y compris des dommages et intérêts pour non-remise de la rémunération dans les délais impartis.
L'employeur doit mettre en place des mesures de prévention des risques professionnels et fournir des équipements de protection individuelle (EPI) adaptés.
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