Cours complet de Gestion des Risques pour le BTS GPME. Révise efficacement avec StudentAI.
BTS GPME – Gestion des Risques
Conforme à l'arrêté du 19 février 2018
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La transformation numérique des PME s'est considérablement accélérée ces dernières années. Si elle apporte des gains de productivité indéniables, elle expose également ces structures à des risques informatiques croissants. Contrairement aux grandes entreprises, les PME disposent souvent de ressources limitées en matière de sécurité informatique, ce qui en fait des cibles particulièrement vulnérables.
Dans le cadre du BTS GPME, la gestion des risques informatiques s'inscrit dans la démarche globale de gestion des risques de l'entreprise : identification, évaluation, traitement et suivi. Elle mobilise également des compétences juridiques (RGPD, responsabilité de l'employeur) et organisationnelles (procédures internes, formation du personnel).
> Référence juridique principale : Règlement (UE) 2016/679 du 27 avril 2016 relatif à la protection des données personnelles (RGPD), applicable depuis le 25 mai 2018 — Loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée (loi Informatique et Libertés) — Code pénal, articles 323-1 à 323-8 (atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données).
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La première étape de toute démarche de gestion des risques est leur identification. En matière informatique, les risques peuvent être classés selon leur origine : malveillante, accidentelle ou structurelle.
#### Le rançongiciel (ransomware)
Un rançongiciel est un programme malveillant qui chiffre les données de la victime et réclame le paiement d'une rançon en échange de la clé de déchiffrement. Il se propage généralement via une pièce jointe malveillante, un lien frauduleux ou une faille logicielle non corrigée.
Conséquences pour la PME :
#### L'hameçonnage (phishing)
L'hameçonnage consiste à usurper l'identité d'un tiers de confiance (banque, fournisseur, administration) pour tromper un collaborateur et obtenir des identifiants, des données bancaires ou un virement frauduleux.
Variante spécifique aux PME — la fraude au président : Un cybercriminel se fait passer pour le dirigeant et ordonne par email un virement urgent à un prestataire fictif. Cette technique cible particulièrement les TPE/PME où la hiérarchie est peu formalisée.
Exemple concret : La comptable d'une PME reçoit un email prétendument de son directeur, en déplacement, lui demandant d'effectuer un virement de 15 000 € avant la fin de journée pour "sécuriser un contrat". L'adresse de l'expéditeur diffère d'un caractère de l'adresse réelle du dirigeant.
#### Les logiciels malveillants (malwares)
Les malwares regroupent l'ensemble des programmes conçus pour nuire : virus, chevaux de Troie, logiciels espions (spywares), enregistreurs de frappe (keyloggers). Ils peuvent voler des données, surveiller l'activité ou servir de point d'entrée pour d'autres attaques.
#### L'attaque par déni de service (DDoS)
Cette attaque vise à rendre un service en ligne inaccessible en le saturant de requêtes. Elle peut paralyser le site e-commerce d'une PME pendant plusieurs heures, entraînant une perte directe de chiffre d'affaires.
#### La panne matérielle
La défaillance d'un serveur, d'un disque dur ou d'un équipement réseau peut entraîner une interruption d'activité et une perte de données. Ce risque est souvent sous-estimé dans les PME qui n'ont pas formalisé de plan de continuité.
#### Le vol ou la perte de matériel
La perte ou le vol d'un ordinateur portable, d'une tablette ou d'un smartphone contenant des données non chiffrées constitue une violation de données personnelles au sens du RGPD, avec les obligations de notification qui en découlent.
Référence juridique : Article 33 du RGPD — toute violation de données personnelles doit être notifiée à la CNIL dans un délai de 72 heures après en avoir pris connaissance.
#### L'erreur humaine
La suppression accidentelle de fichiers, la mauvaise manipulation d'une base de données ou l'envoi d'un email contenant des données confidentielles à un mauvais destinataire représentent une part significative des incidents informatiques en entreprise.
Une violation de données personnelles au sens du RGPD désigne toute atteinte à la sécurité entraînant, de manière accidentelle ou illicite, la destruction, la perte, l'altération, la divulgation non autorisée ou l'accès non autorisé à des données à caractère personnel.
Sanctions encourues :
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| Risque | Origine | Conséquences principales | Obligation légale |
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| Rançongiciel | Malveillante | Blocage activité, perte données | Notification CNIL si données personnelles touchées |
| Hameçonnage | Malveillante | Vol d'identifiants, fraude financière | Dépôt de plainte (art. 323-1 CP) |
| Malware | Malveillante | Vol/destruction de données | Notification CNIL selon gravité |
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S'inscrire gratuitementUn ransomware est un logiciel malveillant qui chiffre les données d'une entreprise, les rendant inaccessibles. Les cybercriminels demandent une rançon pour fournir la clé de déchiffrement, ce qui peut entraîner des pertes financières importantes et des interruptions d'activité.
Le phishing est une technique de fraude où un email frauduleux semble provenir d'une source fiable pour voler des informations personnelles. Les conséquences peuvent inclure le vol d'identifiants bancaires et des pertes financières significatives pour l'entreprise.
Les malwares incluent les virus, les chevaux de Troie et les logiciels espions, qui peuvent détruire ou voler des données. Par exemple, une attaque par malware peut compromettre la sécurité des données sensibles et entraîner des pertes financières.
Les pannes matérielles, comme les défaillances de serveurs, peuvent entraîner une perte de données critique et paralyser les opérations de l'entreprise. Il est essentiel d'avoir des systèmes de sauvegarde pour éviter des interruptions prolongées.
La perte ou le vol de matériel expose les entreprises à des fuites de données sensibles. Cela peut entraîner des conséquences juridiques et financières, notamment des amendes en cas de violation de la protection des données.
Une fuite de données se produit lorsque des informations sensibles sont exposées à des personnes non autorisées. Selon le RGPD, les entreprises doivent notifier la CNIL dans les 72 heures en cas de violation, sous peine de lourdes amendes.
Les PME doivent utiliser des antivirus et des pare-feu à jour pour protéger leurs systèmes informatiques. Ces outils aident à détecter et neutraliser les menaces avant qu'elles n'affectent les données de l'entreprise.
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